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reservation777
Description du blog :
La vraie histoire de l'eglise catholique romaine
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
12.04.2007
Dernière mise à jour :
12.04.2007

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les livres apocryphes

Publié le 12/04/2007 à 12:00 par reservation777
Les Livres Apocryphes
C'est le nom habituellement donné aux 14 livres contenus dans certaines Bibles, entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Ils eurent leur origine entre le 1er et le 3è siècle avant Jésus-Christ, pour la plupart d'auteurs incertains et furent ajoutés à la version des Septante, qui était une traduction grecque de l'Ancien Testament faite à cette époque-là. Ils ne se trouvaient pas dans l'Ancien Testament hébreu. Ils furent écrits après la cessation des prophéties, oracles et révélations de l'Ancien Testament. Josèphe les rejetait en bloc et ils ne furent jamais reconnus par les Juifs comme faisant partie des Ecritures. Ils ne sont jamais cités par Jésus, pas plus qu'ailleurs dans le Nouveau Testament. L'Église primitive ne leur reconnut aucune autorité canonique, ni inspiration divine. Quand la Bible fut traduite en latin au 2è siècle de notre ère, son Ancien Testament ne fut pas traduit à partir de l'hébreu, mais à partir de la version grecque des Septante. C'est ainsi que ces livres apocryphes furent reportés de la Septante à la traduction latine, et de là à la Vulgate, qui devint la version commune en Europe occidentale jusqu'aux temps de la Réforme. Les Protestants, fondant leur mouvement sur l'autorité divine de la Parole de Dieu, rejetèrent aussitôt ces livres apocryphes comme ne faisant pas partie de la Parole de Dieu, tout comme l'avaient fait les anciens Hébreux et l'Église primitive. Puis l'Église catholique romaine, au Concile de Trente, en 1546, tenu pour arrêter le mouvement protestant, déclara ces livres canoniques et encore de nos jours, ils se trouvent dans les versions catholiques de la Bible.
I Ces livres apocryphes sont les suivants :
Esdras (également appelé 3è Esdras). Ce livre est une compilation de passages d'Esdras, 2 Chroniques et Néhémie, avec en plus des légendes au sujet de Zorobabel.Son but était de décrire la libéralité de Cyrus et de Darius envers les Juifs, dans l'espoir que cela servirait de modèle aux Ptolémées.
2 Esdras (également appelé Apocalypse d'Esdras). Il prétend relater des visions accordées à Esdras, au sujet du gouvernement du monde par Dieu, d'une nouvelle ère à venir et la redécouverte de certaines Ecritures perdues.
Tobie. Un roman, dénué de toute valeur historique, au sujet d'un jeune et riche captif israélite à Ninive, qui fut conduit par un ange à épouser une «veuve-vierge» qui avait perdu sept maris.
Judith. Un roman historique au sujet d'une veuve juive, riche, belle et pieuse, qui au temps de l'invasion babylonienne de Juda, se rendit audacieusement à la tente du général babylonien, et sous prétexte de s'offrir à lui, le décapita et ainsi sauva sa ville.
Additions au livre d'Esther. Des passages intercalés dans la version des Septante du livre d'Esther de la Bible hébraïque, essentiellement dans le but de montrer la main de Dieu dans l'histoire. Ces fragments furent rassemblés et regroupés par Jérôme.Sagesse de Salomon. Très semblable à certaines portions de Job, Proverbes et Ecclésiaste. Une sorte de fusion entre la pensée hébraïque et la philosophie grecque. Ecrite par un Juif d'Alexandrie qui se présente comme Salomon.
Ecclésiastique (ou Sirac). Ressemble au livre des Proverbes. Ecrit par un philosophe juif ayant beaucoup voyagé. Donne des règles de conduite dans tous les détails de la vie civile, religieuse et domestique. Exalte les mérites d'une longue liste de héros de l'Ancien Testament.
Baruc. Ce livre prétend être l'oeuvre de Baruc, le scribe de Jérérnie, qui est présenté comme ayant vécu la dernière partie de sa vie à Babylone. Il s'adresse aux exilés et consiste pour la plupart en des paraphrases de Jérémie, de Daniel et d'autres prophètes.
Le Cantique des trois amis de Daniel. Une addition pas authentique au livre de Daniel, insérée après 3:23 et prétendant être leur prière tandis qu'ils étaient dans la fournaise ardente, ainsi que leur chant triomphal après la délivrance.
Histoire de Suzanne. Encore une addition au livre de Daniel, relatant comment l'épouse pieuse d'un riche Juif de Babylone, faussement accusée d'adultère, fut acquittée par la sagesse de Daniel. Bel et le serpent. Encore une addition au livre de Daniel. Deux histoires dans lesquelles Daniel prouve que les idoles Bel et le serpent sont pas des dieux, l'une est basée sur l'histoire de la fosse aux lions.
La prière de Manassé. Prétend être la prière de Manassé, roi de Juda, alors qu'il était captif à Babylone, et dont il est question en 2 Chroniques 33 :12, 13. L'auteur est inconnu. La date, probablement est le 1er siècle avant Jésus-Christ.
1 Maccabées. Un ouvrage historique d'une grande valeur pour la période maccabéenne, relatant les événements de la lutte héroïque des Juifs pour la liberté (175-135 avant Jésus-Christ). Écrit vers 100 avant Jésus-Christ par un Juif palestinien.
2 Maccabées. Également un récit de la lutte des Maccabées, se limitant à la période 175-161 avant Jésus-Christ. Prétend être un condensé d'un ouvrage écrit par Jason de Cyrène, dont on ne sait rien. S'ajoute à 1 Maccabées, mais lui est inférieur.
II Autres écrits pseudépigraphes
A côté des Apocryphes, décrits dans les deux pages précédentes, il eut d'autres écrits juifs, datant de la période entre le 2è siècle avant Jésus-Christ et le premier siècle de notre ère, dont beaucoup étaient de nature «apocalyptique», et dans lesquels l'auteur se présente sous nom d'un héros mort depuis longtemps et réécrit l'histoire en termes prophétiques. Ils sont pour la plupart composés de visions attribuées à des personnages anciens des Ecritures, certaines d'entre les présentant des fantaisies des plus extravagantes. Ces livres intéressent beaucoup au futur Messie. Les souffrances de la période maccabéenne intensifièrent l'attente juive que le temps de sa venue approchait. Ils sont partiellement fondés sur des traditions incertaines et partiellement sur l'imagination. En voici
quelques-uns parmi les mieux connus :
Les livres d'Hénoc. Un groupe de fragments, d'auteurs divers et inconnus, écrits entre les 1er et 2è siècles avant Jésus-Christ, contenant des révélations qui auraient été données à Hénoc et Noé. Ils parlent du futur Messie et du Jour du Jugement. Un verset du 1er livre d'Hénoc est cité en
Jude 14.
L'assomption de Moïse. Écrit par un Pharisien, à peu près au moment de la naissance de Jésus. Contient des prophéties attribuées à Moïse, au moment de sa mort et que celui-ci confia à Josué.
L'ascension d'Ésaïe relate le récit légendaire du martyre d'Ésaïe et certaines visions qui lui sont attribuées. On pense qu'il fut écrit à Rome, par un Juif chrétien, pendant la persécution des Juifs par Néron.
Le livre des Jubilés. Un commentaire de la Genèse, écrit probablement pendant la période maccabéenne, ou un peu plus tard. Il tire son nom de son système de datation, basé sur les périodes de jubilé, soit 50 ans.Psaumes de Salomon. Un recueil de chants, par un pharisien inconnu, au sujet du futur Messie, rédigé probablement peu après la période maccabéenne.
Le testament des douze patriarches. Un produit du 2è siècle avant Jésus-Christ, prétendant contenir les dernières volontés des douze fils de Jacob à leurs enfants, chacun racontant l'histoire de sa vie et les leçons qu'il en tire.
Les oracles sybillins. Écrit pendant la période maccabéenne avec des additions plus tardives, imitant les oracles grecs et romains, et traitant de la chute des empires oppresseurs et de l'aube de l'ère messianique.
III Les livres apocryphes du Nouveau Testament : Ce sont des évangiles, des actes d'apôtres et des épîtres légendaires et contrefaits, ainsi que divers textes produits dans le but de promovoir le culte naissant de la mère de Jésus. Tous ce écrits commencèrent à paraître au cours du 2è siècle. Il s'agissait pour la plupart de faux, reconnus comme tels dès le départ. Ils sont tellement remplis d'histoires invraisemblables de Christ et des apôtres qu'on ne les a jamais considérés comme d'inspiration Divine et ils n'ont jamais été inclus dans notre Bible. Ce ne sont que des essais délibérés pour combler les vides dans l'histoire de Jésus dans le Nouveau Testament, afin de propager des idées hérétiques en s'appuyant sur de faux documents.On a recensé environ 50 évangiles fictifs, ainsi que de nombreux actes et épîtres. La grande masse de ces faux écrits rendit d'autant plus urgente et importante la tâche de l'Eglise primitive pour faire la distinction entre le vrai et le faux.
On dit que Mahomet reçut la plupart de ses idées sur le christianisme à partir de tels livres. Ils sont également à l'origine de certains dogmes de l'Église catholique romaine.On ne doit pas les confondre avec les écrits des "pères apostoliques" qui ont été authentifié comme ayant été écrit par des chrétiens ayant été en contact avec les Apôtres et les premiers disciples.
Voici quelques-uns parmi les plus connus de ces faux :
L'Évangile de Nicodème incorpore les Actes de Pilate, un prétendu rapport officiel du procès de Jésus, envoyé à l'empereur Tibère, produit au 2è ou au 5è siècle. Pure fiction.
Protoévangile de Jacques, récit allant de la naissance de Marie au massacre des innocents. Comprend des histoires qui avaient commencé à circuler au 2è siècle, achevé au 5è siècle.
La mort de Marie fourmille de miracles farfelus, culminant dans l'assomption de « son corps immaculé et précieux» au paradis. Ecrit au 4è siècle, avec la naissance du culte de la Vierge.
Évangile selon les Hébreux contient des additions aux évangiles canoniques, avec des paroles attribuées à Jésus. Vers 100
Évangile des Ébionites compilé à partir des Évangiles synoptiques, dans l'intérêt de la doctrine ébionite. Entre les 2è et 4è siècles.
Évangile des Égyptiens. Conversations imaginaires entre Jésus et Salomé. Entre 130 et 150. Utilisé par les Sabellins.
Évangile de Pierre, au milieu du 2è siècle basé sur les anges canoniques. Écrit dans l'intérêt des doctrines docétiques, anti-juives.
Évangile de pseudo-Matthieu. Une fausse traduction de Matthieu, datant du 5è siècle, abondant en récits de miracles de Jésus enfant.
Évangile de Thomas. 2è siècle. La vie de Jésus entre sa 5è et sa 12è année. Le dépeint comme faisant des miracles pour satisfaire des caprices d'enfant.
La Nativité de Marie. Un faux délibéré du 6è siècle, afin de promouvoir le culte de la Vierge. Des histoires sur des visites d'anges que Marie aurait reçues quotidiennement. Avec le développement de la papauté, il jouît d'une immense popularité.
Evangile arabe de l'enfance. 7è siècle. Récits de miracles pendant le séjour en Égypte. Très fantaisiste.
Évangile de Joseph le charpentier. 4è siècle. Origine en Égypte. Consacré à la glorification de Joseph.
Apocalypse de Pierre. De prétendues visions du ciel et de l'enfer qui auraient été accordées à Pierre. Eusèbe le considéra comme un faux.
Actes de Paul. Milieu du 2è siècle. Un roman prônant la continence. Incorpore l'épître aux Corinthiens supposée perdue.Actes de Pierre. Fin du 2è siècle. Une liaison amoureuse de la fille de Pierre. Conflit avec Simon le Magicien. Contient l'histoire de Quovadis ?
Actes de Jean. Fin du 2è siècle. Récit d’une visite à Rome. Pure fiction. Contient des descriptions d'une sensualité révoltante.
Actes d'André. Récit d'André essayant de convaincre Maximilla de s’abstenir de rapports sexuels avec son mari et aboutissant à son martyre.
Actes de Thomas. Fin du 2è siècle. Comme les Actes d'André, un roman écrit pour promouvoir l'abstinence de rapports sexuels.
Lettre de Pierre à Jacques. Fin du 2è siècle. Violente attaque sur Paul. Une pure fabrication dans l'intérêt des Ébionites.
Épître à Laodicée, prétend être celle dont il est question en Colossiens 4 :13. Un assemblage de phrases de Paul.
Lettres de Paul à Sénèque et Lettres de Sénèque à Paul. Un faux du 4è siècle, ayant pour objet soit de faire l'éloge du christianisme auprès des disciples de Sénèque, soit de faire l'éloge de Sénèque auprès des chrétiens. La principale caractéristique de ces écrits est leur nature fictive présentée comme un document historique, mais dans la plupart des cas ils
sont tellement absurdes que leur fausseté est évidente.
Lettres d'Abgar.
Elles pourraient avoir quelque fondement. Eusèbe était de cet avis. Il raconte qu'Abgar, roi d'Edesse, étant malade, tendit parler des pouvoirs de Jésus et lui adressa une lettre, l'implorant de venir le guérir. Jésus lui aurait écrit cette réponse : « Il est nécessaire que s'accomplissent les choses pour lesquelles j'ai été envoyé, après quoi je serai reçu par Celui qui m'a envoyé. Quand j'aurai été dans le ciel, je t'enverrai un de mes disciples qui te guérira. » En conséquence, dit-on, Thaddée aurait été envoyé et il aurait vu les lettres dans les archives d'Edesse. Il est possible que Jésus ait envoyé un tel message verbalement, qui aurait été ensuite



Sources: http://www.fromoldbooks.org/pictures-of-old-books/pages/p7110004-geneva-bible-picture/1712x1368.html


Ces livres sont aussi parfois appelés livres " Deutérocanoniques "

1/ Catalogue des apocryphes
2/ L’Eglise n’a jamais reçu les apocryphes dans le canon.
3/ Les chrétiens de l’Eglise primitive n’ont pas reçu les apocryphes comme inspirés.
4/ Les Pères de l’Eglise ont aussi repoussé la canonicité des apocryphes.
5/ Les apocryphes ne sont point inspirés.







Une Bible authentique, composée de l'Ancien et du Nouveau Testaments, ne comporte que 66 Livres et non 70 ou 72 ou tout autre nombre. A titre de justification immédiate, le livre d'Isaïe comprend 66 chapitres qui correspondent et sont en résonance avec chacun des 66 livres Bibliques. Le premier chapitre correspond donc au livre de la Genèse et le dernier à l'Apocalypse. Le document qui suit propose une approche critique de ces livres apocryphes appelés aussi " Deutérocanoniques ".
On entend par apocryphes, c’est-à-dire cachés, douteux, certains livres de l’ancien Testament, et qui cependant ne font pas partie du Volume inspiré.
Certains les appellent Deutérocanoniques ou 2e canon.
Quoique compris sous un même nom, ces livres n’ont presque rien de commun entre eux. Les uns sont des écrits moraux ou didactiques, comme l’Ecclésiaste ou la Sapience.
D’autres sont des écrits historiques, comme le premier livre d’Esdras et les Maccabées.
D’autres sont des écrits fabuleux destinés à instruire et à intéresser, comme Tobie et Judith.
D’autres encore sont des écrits supposés, mis faussement sous les noms connus d’écrivains sacrés et des prophètes. Par exemple Baruch, le deuxième livre d’Esdras.
Ou bien de simples additions faites à des livres canoniques, longtemps après leur rédaction. Ainsi Susanne, Bel et le Dragon, le cantique des trois jeunes Hébreux, ajoutés à Daniel ; des fragments d’Ester ajoutés au livre de ce nom ; la prière de Manassé ajouté aux chroniques, etc.
Ces livres diffèrent non seulement par le sujet et par la forme, mais encore par le pays d’où ils proviennent ; pour les uns, c’est la Palestine ; pour d’autres, l’Egypte ; et pour la langue originale, qui est ici le grec, là l’hébreu, ailleurs le chaldéen.


Pillage de Jérusalem par Antiochus
1/ Catalogue des apocryphes
Nous pouvons diviser les livres apocryphes de l’ancien Testament en deux classes :
1°/ livres historiques, à savoir : deux livres d’Esdras, deux livres ces Maccabées, Judith, les additions au livre d’Esther, et les divers suppléments au livre de Daniel.
2°/ livres didactiques ou moraux, à savoir : Tobie, la Sapience, l’Ecclésiastique, Baruch et la prière du roi Manassé. Nous marquerons d’un astérisque (*) tous ceux qui sont reçus comme canoniques par l’Eglise Romaine
1. Le premier livre d’Esdras, communément appelé le troisième d’Esdras (1). Il n’est regardé canonique que pour l’Eglise grecque.
2. Le second livre d’Esdras, communément appelé le quatrième d’Esdras. Il est repoussé du canon par toutes les Eglises.
3. (*) Le livre de Tobit ou Tobie (2).
4. (*) Le livre de Judith.
5. (*) Les additions au livre d’Esther.
6. (*) Le livre de la Sapience ou de la Sagesse, dit de Salomon.
7. (*) L’Ecclésiastique, nommé autrement la Sapience de Jésus, fils de Sirach, d’où son nom aussi Siracide.
8. (*) Le livre de Baruch.
9. Le cantique des trois jeunes Hébreux dans la fournaise.
10. (*) L’histoire de Susanne.
11. L’histoire de l’idole Bel et du Dragon.
12. La prière de Manassé, roi de Juda. Elle n’a été admise comme canonique que par l’Eglise grecque.
13. (*) Enfin le premier et le deuxième livres des Maccabées. Il y a quatre livres qui portent ce nom : les deux derniers sont reconnus comme apocryphes par toutes les Eglises.
2/ L’Eglise n’a jamais reçu les apocryphes dans le canon.
L’Eglise juive à qui les oracles de Dieu ont été confiés (Romains 3/2) n’a jamais reçu, dans le canon ou recueil des livres sacrés les apocryphes. Philon, qui connaît ces livres, leur emprunte quelquefois des phrases ou de belles expressions, mais il ne les cite jamais comme ayant une autorité divine ou canonique. Josèphe, dans sa réponse à Appion (livre I, chapitre 2), s'exprime de la manière suivante concernant les livres canoniques et les apocryphes : " Il ne peut, au reste, y avoir rien de plus certain que les écrits autorisés parmi nous, puisqu'ils ne sauraient être sujets à aucune contrariété, à cause qu’on n’approuve que ce que les prophètes ont écrit il y a plusieurs siècles selon la pure vérité, par l’inspiration et par le mouvement de l’Esprit de Dieu. On a donc garde de voir parmi nous un grand nombre de livres qui se contrarient. Nous n’en avons que vingt deux qui comprennent tout ce qui s’est passé qui nous regarde depuis le commencement du monde jusqu’à cette heure, et auxquels on est obligé d’ajouter foi. Cinq sont de Moïse : qui rapportent ce qui est arrivé jusqu’à sa mort durant près de trois mille ans et la suite des descendants d’Adam. Les prophètes qui ont succédé à cet admirable législateur ont écrit en treize autres livres, tout ce qui s’est passé depuis sa mort jusqu’au règne d'Artaxerxés, fils de Xerxès, roi de Perse ; et les quatre autres livres contiennent des hymnes et des cantiques faits à la louange de Dieu, et des préceptes pour le règlement de nos mœurs. On a aussi écrit tout ce qui s’est passé depuis Artaxerxés jusqu’à notre temps ; mais à cause qu’il n’y a pas eu comme auparavant une suite de prophètes, on y ajoute pas la même foi qu’aux livres dont je viens de parler . "
Josèphe réduit à vingt deux le nombre des livres tenus par les Juifs comme divins, et repousse les autres livres, écrits depuis Artaxerxés, comme n’ayant qu’une autorité humaine.
Or, aucun des livres tenus comme apocryphes ne faisait partie des vingt deux mentionnés comme divins par Josèphe ; d’où il suit qu’ils ne peuvent tomber que dans la catégorie de ces ouvrages auxquels les Juifs n’ajoutaient pas la même foi, parce qu’ils n’avaient été écrits par des hommes inspirés.
3/ Les chrétiens de l’Eglise primitive n’ont pas reçu les apocryphes comme inspirés.
Les chrétiens n’ont pas à déterminer le canon de l’Ancien Testament, mais simplement à le recevoir des Juifs, puisque c’est à ces derniers que les oracles de l’Ancien Testament ont été confiés : ils ne peuvent donc tenir les apocryphes pou inspirés, puisque les Juifs ne les ont jamais reçus comme tels ; mais à cette raison décisive nous pouvons en ajouter d'autres :
- 1° Parce que ni Jésus ni les apôtres, qui en appellent souvent aux livres de l’Ancien Testament, ou à des passages de ces livres, dans les six cents citations environ qu’ils font des livres canoniques, n’ont jamais cité aucun des apocryphes.
- 2° parce que les chrétiens des quatre premiers siècles ne les ont pas considérés comme divins, bien qu’ils les lussent dans leurs assemblées comme livres d’édification, si ce n’est en entier, du moins en partie. Il est vrai qu’ils les ont cités en diverses occasions, mais non sans déclarer souvent qu’ils ne leur attribuaient qu’une autorité humaine, et non l’autorité divine d’écrits inspirés ; car ils ne les admettaient au nombre des écrits canoniques.
- 3° parce qu’ils ont été écrits après la cessation de l’esprit prophétique (Mal. 4 v 4-6), et que d’ailleurs leurs auteurs eux-mêmes se présentent à nous comme des écrivains ordinaires (1 Macc. 4 v 46 ; 9v 27 ; 2 Macc. 2 v 20-33 ; 15 v 39).
- 4° parce qu’ils enseignent des doctrines d’origine assyrienne ou Babylonienne, ou des doctrines qui, sans avoir la même origine, sont opposées à celles des livres inspirés, telle que l’efficacité des prières pour les morts (2 Macc. 12 v 43-46) ; la transmigration des âmes (Sp. 8 v19, 21) ; la justification par les œuvres de la loi (2 Esdr. 8 v 33. Tob. 12 v 8-9 ; Ecclés. 3 v 4, 30 ; 35 v 2) ; la perfection sans péché (ecclés. 13 v 26). Ils contiennent aussi des fables (Esther 1 v 6-10), des faits contraires à la droite raison (2 Macc. 1 v 19-22 ; 2 v 4) ; et des contradictions historiques. Ils recommandent enfin des pratiques immorales, telles que le mensonge, le suicide, le meurtre, les invocations magiques, etc. comme nous le démontrerons plus loin.
4/ Les Pères de l’Eglise ont aussi repoussé la canonicité des apocryphes.
Les Pères des premiers siècles, unanimes dans leurs témoignages, et d’anciens docteurs de l’Eglise de Rome répètent que les apocryphes ne sont pas les oracles de Dieu.
Méliton, évêque de Sardes, qui avait visité toutes les Eglises de l'Orient. dit que pas une d'elles ne recevait les livres apocryphes. Eusèbe, Origène, Hilaire de Poitiers, Athanase, Cyrille de Jérusalem. Épiphane, Grégoire de Nazianze, Rufin, Augustin (3), Jérôme, et beaucoup d'autres évêques et docteurs, les répudient d'un commun accord, et déclarent que, comme ils n'étaient pas les oracles de Dieu, ils ne furent pas mis dans l'arche de l'alliance.
St Jérôme surtout. homme d'étude et de savoir, un des Pères qui ont le plus travaillé sur la Bible et qui, au quatrième siècle, voyagea dans la Palestine pour apprendre l'hébreu, dit expressément: " nous n'avons pas connu l'économie de notre salut par d'autres que par ceux qui d'abord prêchèrent l'Evangile, qu'ensuite ils mirent par écrit, pour qu'il fût la colonne et le fondement de notre foi." Puis il nomme tous les livres de cette économie. tant de l'Ancien que du Nouveau Testament et ne fait aucune mention des livres apocryphes, si ce n'est pour dire que, s'il a traduit ces fables, ce n'est que pour se prêter aux préjugés du peuple, mais qu'il les a marqués d'un style (ou stylet), " afin, en quelque sorte, de les égorger. ".
nous citerons ici les déclarations remarquables de St Jérôme au su jet de chacun des livres que nous nommons apocryphes.
Ainsi, au sujet du livre de Tobie, il dit :" Je ne puis assez m'étonner des instances avec lesquelles vous me persécutez pour que je traduise le livre de Tobie, que les Hébreux ont retranché du catalogue des divines Écritures et mis au nombre de ceux qu'ils appellent apocryphes ".
Au sujet du livre de Judith : " Les Hébreux mettent Judith parmi les apocryphes ; j'ai cédé à votre demande, au plutôt à votre persécution, traduisant toutefois plutôt d'après le sens que mot à mot "
C'était une manière de dire : " Ce livre ne valait pas la peine que j'y regardasse de plus près. " Quant à la Sapience et à l'Ecclésiastique, il dit: " Arrivé au livre qu'on appelle communément la Sapience de Salomon. et à l'Ecclésiastique que personne n'ignore être de Jésus, fils de Sirach, j'ai arrêté ma plume, désirant ne corriger pour vous que les Ecritures canoniques, savoir l'ancienne traduction latine qui en avait été faite. J'ai trouvé, ajoute-t-il, le premier pseudépigraphe en hébreu, mais avec le titre de Paraboles, au lieu de celui de l'Ecclésiastique. Quant au second il n'existe point chez les Juifs, et le style même sent l'éloquence grecque, en sorte que plusieurs auteurs anciens affirment qu'il est du juif Philon. Ainsi, de même que l'Église lit les livres de Judith, Tobie et les Maccabées, mais ne les reçoit pas au nombre des Ecritures canoniques, de même elle peut lire ces deux volumes, mais non pour appuyer sur eux l'autorité des dogmes ecclésiastiques. "
On pourrait trouver beaucoup de citations semblables dans les écrits d'autres Pères de l'Église et auteurs ecclésiastiques ; car un auteur allemand n'a pas rempli moins de quatre pages de la simple énumération des noms de ceux d'entre eux auxquels on peut en appeler (4).
nous nous bornerons mentionner le témoignage des autorités suivantes :
Le concile de Laodicée ne les admet pas non plus ; et je remarque qu'il devient la voix de l'Eglise entière (5). En Afrique, Augustin nous dit qu'ils ne sont lus que comme livres inférieurs et sans autorité. Au septième siècle, Jean Damascène (si favorable d’ailleurs, à d'autres opinions de l'Eglise latine), ne compte que vingt deux livres de l'Ancien Testament, et comme Epiphane il remarque que les apocryphes ne furent pas mis dans l'arche sainte. Et quant aux docteurs romains, deux cardinaux, Cajétan (1639) et Ximénès (1517), et avec eux tous les docteurs d'Alcala (6), Thomas d'Aquin (1274), Nicolas de Lyra (1660), Paginus (1527), et bien d'autres, les excluent des Bibles qu'ils impriment ou commentent, enfin, c'est un pape (604) qui " pense, dit-il, n'avoir pas mal agi en citant le livre des Maccabées, quoiqu'il ne soit pas canonique, mais écrit seulement pour l'édification de l'Église. " (7). Dès lors, l'Eglise, se corrompant de jour en jour davantage, en admit au fur et à mesure quelques-uns, jusqu'à ce qu'enfin le Concile de Trente, dans sa quatrième session (8 avril 1546), les reçut presque tous dans le code sacré (8).
5/ Les apocryphes ne sont point inspirés.
Les apocryphes ne pouvant être inspirés, puisqu'ils renferment des erreurs graves de fait, de doctrine et de morale et sont souvent en contradiction avec la Parole de Dieu, nous allons prouver la non-inspiration des livres apocryphes.
1. Le premier livre d'Esdras n'est qu’une traduction postérieure de l'Esdras canonique, avec de grands changements d’ordre et des additions empruntées aux Chroniques (2 Chron. 35, 36) à Néhémie (Néh.7, 8 12) puis à des sources moins pures. Ce livre est en général d'accord avec l'historien Josèphe. Il n’a aucun mérite sous le rapport historique.
2. Le second livre d'Esdras est un ouvrage menteur et mal combiné d'un chrétien du troisième siècle. Il n'existe plus qu'en latin. C'est une série de fausses prophéties destinées à ranimer le courage des Églises persécutées. On y trouve l’imitation perpétuelle d'Ézéchiel, de Daniel et d'Ésaïe, imitation quelquefois belle, souvent languissante et pauvre.


Tobit et l'ange
Elsheimer (1578-1610), National Gallery, London

3. On ne sait en quelle langue le livre de Tobie a été originairement écrit. On en possède aujourd'hui cinq recensions. La Chaldaïque, sur laquelle Jérôme a traduit, diffère considérablement de la Grecque. Les autres recensions ne diffèrent pas moins entre elles.
Ce fait ne se reproduit pour aucun des livres canoniques ; en outre cet ouvrage renferme de nombreuses erreurs géographiques, chronologiques et historiques ; il favorise la superstition et la propre justice et justifie le mensonge. Nous ferons, en nous en tenant au texte de la Vulgate, quelques citations, qui montreront que ces assertions sont fondées. Il nous est dit que Tobit fut emmené captif dans les jours de Salmanasar, roi des Assyriens, c’est à dire vers l’an 720 avant l’ère chrétienne (1, 2). Supposons qu’il fut âgé de cinq ans ; nous trouverions qu'il ne mourut qu’après avoir atteint un âge d'au moins cent trente-sept ans, puisqu’il survécut à la ruine du temple, survenue cent trente deux ans après la captivité d'Assyrie sous Salmanasar (14, 7). Or, l'auteur, qui sans doute n'avait pas été attentif à ces détails chronologiques, fait mourir Tobit lorsqu’il n’avait encore que cent douze ans (9). on pourrait présenter des remarques, analogues sur l'âge de Tobie.
Nous trouvons dans ce livre un personnage qui, vers la fin de l’histoire : " je suis l'ange Raphaël, l'un des sept qui assistent devant le Seigneur " (12, 15), mais qui, au commencement, tient un tout autre langage, et se donne pour un Juif de la tribu de Nephtali (5, 5 - 7, 15 - 19).
L'ange et Tobie disent tous deux : " nous sommes de la tribu de Nephtali de la captivité de Ninive " (7, 3). Cet ange ne semble guère être un ange de lumière, mais bien plutôt un fils de celui que notre Seigneur appelait menteur et père du mensonge, (Jean chapitre 8 verset 44) !
ce soi-disant ange de la face ment encore quand il dit : " L'aumône délivre de la mort, et c'est elle qui lave les péchés et fait trouver la miséricorde et la vie éternelle. Mais ceux qui commettent le péché et l'iniquité sont les ennemis de leur âme " (12, 9) (10 ). Car, si cette doctrine était vraie, il serait vrai aussi qu'il y a deux moyens de se sauver : l'un par les aumônes, l'autre par le sang de Jésus-Christ ; ce qui est contraire à tout l'enseignement des Ecritures.


Judith
Italian artist Paolo Veronese (1528-88)
4- Le livre de Judith fourmille aussi de difficultés chronologiques, géographiques et historiques ; en outre, la morale en est anti-évangélique car l'héroïne du livre, qui, du commencement à la fin, est donnée en exemple, n'est qu'une trompeuse qui voudrait nous faire croire que Dieu était d'accord avec elle pour bénir sa fausseté (9, 10, 13). Elle se glorifie aussi de ce qu'elle a su tromper Holopherne, et elle attribue au Seigneur une part de son péché (13, 19, 20). Le Psalmiste inspiré par l'Esprit de Dieu, nous enseigne d'une manière bien différente : " Garde ta langue du mal, et tes lèvres de parler avec tromperie " (Ps. 34 v 14).
Les paroles de Judith ne sont pas moins en opposition avec les déclarations du Saint Livre. Elle dit que c’est Dieu lui-même qui mit entre les mains de Siméon l’épée avec laquelle il répandit le sang des Sichémites (9, 2) ; or, nous voyons que Jacob, inspiré par, l'Esprit dé Dieu, maudit l'acte de Siméon, et appelle l'épée, dont son fils se servit, un instrument de violence (Gen. 49 v 5 - 7). et Judith ose dire Seigneur Dieu de mon père …Ils ont été enflammés de ton zèle (9, 3 4) !
L’auteur du livre de Judith est inconnu, ; il écrivit probablement au temps du roi de Syrie, successeurs d’Alexandre. On ne peut décider si ce fut en grec ou en chaldéen.
5- Les additions au livre d’Esther ne se trouvent pas dans l'original (l’hébreu) ; elles sont intercalées par une main bien maladroite, dans la traduction grecque des Septante, d'où elles ont passé dans la vulgate (10. 4-16.24). (Pour les références, se reporter à la division du Cardinal Liénart). ces fragments devraient être repoussés lors même qu’ils n’auraient rien de contraire aux Ecritures ; car si l'auteur du livre d’Esther a été inspiré, il a dû savoir que tout ce qu'il convenait de dire et de mettre dans le livre qu’il a écrit ; ce livre n’a donc pas besoin de supplément. Mais i1 est à remarquer que les prétendues additions ne sont pas autre chose qu'une mauvaise composition dans laquelle on n’a pas même su éviter les plus flagrantes contradictions avec le texte sacré (11). en effet, dans la Vulgate, Mardochée est, déjà au service d'Artaxerxés la deuxième année de son règne (11, 2) ; dans le texte hébreu, il n'obtient de place à la cour que sa septième année de ce règne (2. 16, 19). Dans l'hébreu, il est dit que Mardochée ne reçut aucune récompense pour avoir révélé le complot des deux eunuques (6, 3) ; dans la Vulgate, l'auteur prétend le contraire (12, 5). Dans l'hébreu, il est rapporté que le roi regarda Esther avec bonté (5.2) ; dans la Vulgate, qu'il la regarda avec colère (15, 10). Enfin, dans la Vulgate, Haman veut se venger de Mardochée parce que Mardochée a révélé la conspiration des deux eunuques Bigthan et Térès (12. 6) ; dans l'hébreu, c'était parce que Mardochée refusait de se prosterner devant lui (3. 5).
Il y a bien d'autres erreurs ; par exemple, dans la Vulgate, il est dit : Or, Mardochée était du nombre des captifs que Nabuchadanosor, roi de Babylone, avait transférés de Jérusalem, avec Jéchonias, roi de Juda (11, 4). en conséquence, au temps du roi Artaxerxés, il devait être âgé d'au moins cent quarante ans, et Esther d'au moins cent ans lorsqu'elle fut sélectionnée comme la plus belle jeune fille du royaume, puisqu'elle était cousine germaine de Mardochée ...
6- La Sapience de Salomon n'est pas de ce roi, quoiqu'elle le prétende dans son titre et ailleurs (8/8 - 21 ; 9. 4). C'est un livre écrit par quelque Juif alexandrin. La sagesse qui s'y fait entendre n'est pas autre que celle de la philosophie alexandrine. Elle est prétentieuse, tandis que celle des Proverbes est humble (Proverbes 30 verset 2). Écoutons, par exemple. Le prétendu Salomon qui parle : " Dieu m'a fait la grâce de pouvoir dire ce que je veux, de faire des discours selon les choses, tant secrètes que manifestes ; car l'ouvrier de toutes choses m'a enseigné par la sagesse ". (7. 17 - 21).
Conformément à la philosophie Platonicienne, en vogue à Alexandrie, qui croyait que l'âme préexiste au corps, et qu'elle y entre avec de bons ou de mauvais antécédents, l'auteur dit : " Or, j'étais un enfant bien né, et une bonne âme m'était échue ; ou plutôt étant bon, je suis entré dans un corps sans souillure " (8, 19-20).
7- l'Ecclésiastique est le titre insignifiant d’un livre mieux connu en grec : la Sagesse de Jésus, fils de Sirach, d’où aussi son nom : Siracide ; ouvrage composé en hébreu 175.ans avant l’ère chrétienne, et traduit en grec par le petit-fils de l'auteur. Il est dicté par une sagesse mondaine qui ne contredit que trop souvent celle des Écritures authentiques. L'auteur déclare heureux le père qui laisse après lui un fils qui le vengera de ses ennemis (30. 6) ; tandis que la Parole nous dit que nous devons laisser à Dieu la vengeance (Deut. 32 v. 35; Ps. 94 v. 1, Rom. 12 y. 19).
Il enseigne encore à agir d'une manière dénuée d'affection et pleine d'égoïsme, dans le cas du décès de quelque ami (38/16-22). nous ne trouvons pas autre chose que cette sagesse qui dit : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons (14. 11 - 17). enfin, il enseigne le panthéisme : L'abrégé de ces paroles est : Dieu est tout (43. 27).
8- Le livre de Baruch est un assemblage mal lié de deux écrits très distincts. D'abord, des prophéties mises sous le nom de, Baruch secrétaire de Jérémie et précédées d'une historique, puis une prétendue lettre de Jérémie aux captifs de Babylone. Ces deux parties écrites assez tard. Le livre de Baruch est pour sans importance. Il est plein d’inexactitudes et de contradictions. Ainsi, l’auteur représente Baruch à Babylone, tandis que, d’après les écrits canoniques, Baruch s'est rendu avec Jérémie en, Egypte ; il prétend que son livre fut lu à Jérusalem, devant le roi Jéchonias (l. 3) ; mais, à cette époque, ce roi était prisonnier hors de son pays (2 Rois 25. 27), il ne revint qu'au temps, d'Evilmérodac.


- Susanne accusée d'adultère par Antoine Coypel -
- Prado - Madrid -

9- Les versions, grecques, et d'après elles la Vulgate, et les traductions modernes faites sur la Vulgate, renferment dans le livre des prophéties de Daniel quelques fragments qui se rattachent à la vie de ce prophète. Ce sont :
1° le cantique des trois jeunes Hébreux dans la fournaise (Vulgate, 3.24-90) ;
2° l'histoire de Susanne (Vulgate, 13) ;
3° l'histoire de l'idole Bel et du Dragon. Celle-ci forme dans la Vulgate le quatorzième chapitre de Daniel.
Ces additions ne méritent pas plus de confiance que celles du livre d'Esther. D'après le texte hébreu, Daniel est jeté dans la fosse aux lions, parce qu'il a agi contrairement aux ordres du roi (6. 11 - 16) ; d'après les additions, parce qu'il a détruit Bel et le Dragon, et mis à mort des prêtres des idoles (Vulgate. 14. 27 - 29). D'après le texte hébreu, il fut une nuit dans la fosse (6. 18 - 23) ; d'après les additions, sept jours (Vulgate, 14. 39).
10- La prière de Manassé, pénitent ajoutée aux Chroniques (2 Chroniques 33 v. 13, 18) dans quelques manuscrits grecs, semble être l'ouvrage d'un pharisien. Il n'en a été fait mention que dans le quatrième siècle de l'ère chrétienne.
11- Jadis on a regardé comme canoniques tantôt un, tantôt deux ou trois. Ou même quatre livres des Maccabées. Le quatrième est perdu. Les trois autres sont de mérites très divers, et d'auteurs bien différents.
1° Le premier est une histoire des persécutions souffertes par les Juifs, de l'an 175 avant Jésus-Christ à l'an 135. Cette histoire a été écrite après l'événement en hébreu, par un Juif connaissant très bien son pays, et très mal les nations étrangères. Il a quelque valeur historique.
2° Le second raconte les mêmes événements et, de plus, la profanation du temple par, Séleucus Philopator. C'est, du moins en grande partie, l'ouvrage d'un auteur inconnu, sûrement postérieur à Jésus-Christ. Cet écrivain trahit une extrême ignorance de l'histoire profanera. Il contredit le premier livre des Maccabées ; il contredit également des lettres officielles, peut-être authentiques, placées en tête de son ouvrage, mais probablement par main étrangère. Il a beaucoup moins de valeur historique que le premier livre.

Ces livres abondent tous deux en inexactitudes et en contradictions, aussi bien que les autres apocryphes. On fait régner, Darius sur la Grèce (1 Macc. 1. 1, texte grec), ce qui est contraire à l'histoire, Alexandre partage de son vivant son royaume à généraux (1 Macc. .1. 6), ce qui est aussi contraire à l'histoire. On prétend à tort qu'Antiochus fut fait prisonnier par les Romains (Macc. 8. 7 - 8). Il y a un ramassis d'assertions fausses (1 Macc. 8. 1- 16). D'autres portions sont tout à fait fausses (1 Macc. 10. 1 ; 12. 7). Enfin, ces livres se contredisent entre eux, comme on peut le voir en comparant divers passages (1 Macc. 6. 17. avec 2 10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6..8 — 13, avec 2 Macc.10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6. 8 — 13, avec 2 Macc. 1. 13 et suivants)., Ils font mourir le même roi de trois manières différentes (1 Macc. 6. 16 ; 2 Macc. 1. 16 ; 9. 28). Le suicide est loué (2 Macc. 14. 37 — 46), en opposition à la Parole de Dieu, qui dit : " Tu ne tueras point ". (Exode 20. 13)
3° Le troisième rapporte des événements antérieurs aux précédents, à savoir, l'entreprise de Ptolémée Philator contre le temple de Jérusalem et contre les Juifs d’Alexandrie. L’auteur ne peut être qu'un Juif égyptien au style mystique et emphatique. Ce livre, plus fabuleux qu'historique n’a été connu qu’assez tard de l'Église grecque, et n’a jamais été reçu par l’Eglise latine.
4° Le quatrième racontait les exploits de Jean Hyrcan, 135-107 ans avant Jésus-Christ.
Si l'on voulait placer ces quatre livres selon l’ordre chronologique des événements, ils se suivraient ainsi : 1) le troisième livre ; 2) le second livre ; 3) le premier livre, et enfin, 4) le quatrième livre ; mais il n'existe entre eux aucune liaison ni aucune suite.
Les fausses doctrines et les contradictions contenues dans les apocryphes prouvent à l'évidence que ces livres ne peuvent être le langage de l'Esprit de vérité, de sagesse et de sainteté : savoir, la Parole même de Dieu !
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(1) Le livre canonique de Néhémie a été nommé quelquefois deuxième livre d'Esdras. C'est pourquoi les deux ouvrages apocryphes que nous mentionnons sont ordinairement appelés troisième et quatrième livre d'Esdras.
(2) Nous préférons dire livre de Tobit, en gardant le nom de Tobit pour le père, et celui de Tobie pour le fils.
(3) Ce fut Augustin qui, aux conciles d'Hippone et de Carthage, fit recevoir les livres apocryphes dans le canon de la Bible, mais avec cette clause qu'on prendrait préalablement l'avis d'autres Eglises. De plus, on ne les mettait pas sur le même rang que les canoniques : on décidait seulement qu'ils pourraient être lus et cités.
(4) Ph. Friedr. Keerl, Die Apocryhen des alten Testaments. Leipzig, 1852, pages 140-144.
(5) Tenu en 364.il fut approuvé par le concile universel de Constantinople, en 68l.
(6) Alcala, célèbre université en Espagne, fondée par le cardinal Ximénés, en 1499, qui y fit imprimer la fameuse Bible polyglotte.
(7) Grégoire 1. Moral in Job., I, 19, C, 13. Poole, A. Dial., page 60.
(8) Le Concile de Trente tut le dix-huitième et dernier concile œcuménique ou général. Il se tint de 1545 à 1563 et a formulé la doctrine et la discipline de l’Eglise de Rome telles qu’elles sont constituées aujourd'hui. Dans ce célèbre concile se trouvèrent six cardinaux, trente-deux archevêques deux cent vingt huit évêques sans parler de beaucoup d'autres membres du clergé romain.
(9) Voici un exemple des nombreuses différences qui existent entre le texte grec et latin (Vulgate) du livre de Tobit. Le texte grec dit que Tobit perdit la vue à l'âge de cinquante-deux ans, la recouvra à soixante (14. 2) et mourut, à cent cinquante huit ans (14, 13) ; le texte latin nous dit au contraire que Tobit perdit la vue à cinquante-six ans, la recouvra à soixante (14, 3), et mourut à cent douze ans (14, 2).
(10) TOBIT tient tout à fait le même langage (IV, 11, 12).
(11) JÉROME lui-même, dans sa Préface au livre d'Esther, compare ces additions au développement d'un thème que fait à plaisir un écolier.
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Catholicisme: Les livres apocryphes, du poison dans la Source d'eau vive
(Source de vie)
date: 2006-06-26
Les livres apocryphes contenus dans les Bibles catholiques et oecuméniques sont des écrits extrabibliques dangereux.
On appelle "Apocryphes" les écrits extrabibliques contenus dans la Bible catholique (qui se trouvent aussi dans les Bibles oecuméniques. NdE). L'Eglise catholique leur donne le nom de "Deutérocanoniques". Ce sont : Tobie, Judith, Maccabées I et II, le Livre de la Sagesse, l'Ecclésiastique, appelé aussi "Ben Sirach", et Baruch. En font partie aussi certaines additions aberrantes au livre de Daniel : un chapitre 13, relatant l'histoire de "Suzanne", un chapitre 14 avec le récit de "Bel et le Dragon", et au chapitre 3, un ajout appelé "Cantique des trois jeunes gens". Cent sept versets ("Esther Grec") viennent également s'ajouter au livre d'Esther. L'intérêt de ces livres ou de ces ajouts tient au fait qu'ils renseignent sur certains faits historiques survenus pendant les quatre siècles séparant le livre de Malachie de l'Evangile de Matthieu. Mais nous allons expliquer pourquoi ces écrits ne font pas partie de la Parole écrite de Dieu.

Quelques incidences des Apocryphes sur ma vie personnelle
J'ai mis très longtemps à comprendre que les Apocryphes ne se trouvaient pas dans les Bibles chrétiennes ordinaires. Quelques-uns de ces Apocryphes ont eu des incidences profondes sur ma vie. Vers l'âge de huit ans, j'ai mémorisé un verset de Maccabées II 12 :45 : "la pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse" (1). Cette phrase figurait en effet dans le "Petit Catéchisme" que nous apprenions par cœur à l'école. Elle a eu un grand impact sur moi. Chaque année, le 2 novembre, le "Jour des Morts", je la mettais en pratique. Dans cette école tenue par des Jésuites on m'avait appris que si ce jour-là je priais pour les âmes du purgatoire à chacune de mes visites dans une église, en disant pour chaque âme six "Notre Père", six "Je vous salue, Marie", et six "Gloire soit au Père", à chaque fois, une âme serait délivrée du purgatoire. Alors un certain Jour des Morts, j'ai prié ainsi dans l'église de notre quartier, entrant et ressortant quarante-sept fois, croyant tirer quarante-sept âmes du purgatoire !
Au cours de ma première année de noviciat chez les Dominicains, j'ai dû étudier le chapitre 13 de Daniel. Le comportement immoral et grossier des deux vieillards de ce chapitre 13 m'a scandalisé. Quant au langage et à la tenue morale, ce chapitre-là était sans commune mesure avec les précédents. Bien plus tard seulement, j'ai compris que ce chapitre ne faisait pas partie du Livre de Daniel.
Alors que je me préparais à la prêtrise, je me suis beaucoup intéressé au Livre de Tobie (Livre des actes de Tobit NdE). Je trouvais étrange que Tobit soit devenu aveugle après avoir reçu dans les yeux de la fiente de moineaux. C'était encore plus déconcertant de voir l'ange Raphaël enlever les taches blanches pour guérir Tobit et lui présenter ensuite sa future épouse, Sarra, fille de Ragouël. Bizarrement, Sarra avait déjà eu sept époux qui étaient tous morts sans que le mariage fût consommé. Ce qui me plaisait, en revanche, c'était l'enseignement de l'ange Raphaël : selon lui, par la prière et l'aumône on pouvait sauver son âme ! Cela tombait bien pour m'encourager dans tous mes efforts pour gagner des mérites par les prières et les pénitences.
En raison des erreurs contenues dans les livres et les écrits apocryphes, je tiens ces derniers pour des mines dangereuses enfouies dans la Bible catholique. Pour les lecteurs Catholiques sincères qui ignorent que ces écrits n'ont pas été inspirés par le Saint-Esprit, les conséquences peuvent être navrantes. Il est donc très important d'analyser les enseignements de l'Eglise catholique au sujet de ces livres et de savoir comment on en est arrivé à les inclure dans la Bible catholique.

Rome cautionne officiellement les Apocryphes
Voici ce que déclare officiellement le Vatican : "C'est la Tradition apostolique qui a fait discerner à l'Eglise quels écrits devaient être comptés dans la liste des Livres Saints. Cette liste intégrale est appelée "Canon" des Ecritures. Elle comporte pour l'Ancien Testament 46 écrits (45 si on compte Jérémie et Lamentations ensemble) et 27 pour le Nouveau.
Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, les deux livres de Samuel, les deux livres des Rois, les deux livres des Chroniques, Esdras et Néhémie, Tobie, Judith, Esther, les deux livres des Maccabées, Job, les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie, les Lamentations, Baruch, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie pour l'Ancien Testament" (2).
Cette liste montre donc que pour l'Ancien Testament, le Catholicisme accepte comme canoniques des livres qui n'étaient reconnus ni par le Christ Jésus, ni par les Juifs, ni par les Apôtres, ni par l'Eglise primitive. L'intrusion de ces Apocryphes dans la Parole divine, inspirée et infaillible, est lourde de conséquences. Ces additions représentent un quart du volume de l'Ancien Testament dans une Bible catholique. Leur présence pollue la Parole de Dieu tout entière. Or le don accordé par le Seigneur aux siens est semblable au Seigneur Lui-même : c'est une Parole pure de toute incertitude, pure de tout mensonge. "Tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement, ni ombre de variation" (Jacques 1:17). L'"Ecriture" de l'Eglise de Rome est polluée, et ce seul fait démontre à quel point Rome a complètement dévié des fondements de l'Eglise Apostolique.

Augustin et les Apocryphes
Sauf de la part d'Augustin (3) et de deux Conciles provinciaux tenus en Afrique du Nord (Hippone en 393, et Carthage en 397) il y a eu un rejet général des Apocryphes par l'Eglise primitive. Pourtant en 1546 le Concile de Trente a accepté et cautionné ces livres, les déclarant partie intégrante de la Sainte Parole de Dieu.

Pourquoi il est impossible d'accepter les Apocryphes
Quatre raisons principales empêchent d'accepter les Apocryphes comme faisant partie de l'Ecriture Sainte :
1 - Le Seigneur Jésus-Christ et les auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais sanctionné aucun des Apocryphes par des expressions caractéristiques telles que "Il est écrit", ou "Ainsi parle le Seigneur". Fait particulièrement significatif, presque tous les livres canoniques de l'Ancien Testament sont ainsi authentifiés dans le Nouveau Testament (ainsi que par de nombreuses citations de l'Ancien Testament NdE). Mais ni le Seigneur, ni les auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais affirmé que les Apocryphes faisaient partie des Ecritures.
2 - Dieu a confié l'Ancien Testament aux Juifs. "Tout d'abord les oracles de Dieu ont été confiés aux Juifs" (Romains 3:2). Les Juifs n'ont jamais reconnu d'autres livres que les écrits canoniques de l'Ancien Testament. La liste des livres de l'Ancien Testament reconnus en l'an 90 de notre ère par les érudits juifs du Concile de Jamnia est identique à celle qu'acceptait l'Eglise primitive, et à celle que reconnaissent les chrétiens actuels. L'historien juif Flavius Josèphe (30-100 après Jésus-Christ) écarte explicitement les Apocryphes.
3 - On remarque l'absence totale, dans les Apocryphes eux-mêmes, de toute revendication d'une inspiration divine. En fait, certains de ces livres déclarent qu'à cette époque le Seigneur ne parlait pas par la bouche de Ses prophètes : "Il sévit alors en Israël une oppression telle qu'il ne s'en était pas produit de pareille depuis le jour où on n'y avait plus vu de prophète" (1 Maccabées 9: 27).
4 - Les Apocryphes contiennent des erreurs, des fables, des superstitions, de la magie, des fraudes et des fausses doctrines, notamment la prière pour les morts. Toutes ces composantes contredisent la pure Parole de Dieu contenue dans les livres canoniques.
Par exemple, au chapitre 8 du livre de la Sagesse, le verset 19 déclare : "J'étais un enfant d'un heureux naturel, j'avais reçu en partage une âme bonne." Ce verset contredit Romains 3:23 : "Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu."
On trouve un autre exemple d'erreur grave dans 2 Maccabées 12:45. Ce verset est cité dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique pour justifier la communion avec les morts ainsi que la prière pour les morts. L'enseignement catholique officiel s'appuie sur ce mensonge de 2 Maccabées 12:45 et déclare : "La communion avec les défunts. 'Reconnaissant dès l'abord cette communion qui existe à l'intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l'Eglise en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car 'la pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse' [2 M 12, 45]. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur" (4). La communion avec les morts est une pratique païenne que la Bible interdit : "Qu'on ne trouve chez toi personne... qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts" (Deutéronome 18:10-11).
Ces écrits renferment aussi une autre affirmation fausse, à savoir que pour obtenir le salut, l'homme doit puiser dans ses ressources propres (Ecclésiastique 15:14). Cette erreur mortelle est reprise par des documents officiels de Rome postérieurs à Vatican II :
"Mais c'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien... car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Ecclésiastique 15:14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude" (5).
Sans hésitation ni réserve, la Bible catholique dispense cet enseignement qui mène à la damnation. Il contredit catégoriquement la doctrine biblique qui nous enseigne qu'avant de recevoir le salut, nous sommes spirituellement morts. Ephésiens 2:1 décrit clairement l'état de l'inconverti : "Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés". Colossiens 2:13 décrit aussi la condition morale de l'humanité : "Vous qui étiez morts par vos offenses..." A cause du péché d'Adam, l'être humain vient au monde en état de mort spirituelle. Romains 3:10-11 décrit sans ambiguïté son état : "...selon qu'il est écrit : il n'y a pas de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu." D'autres mensonges épouvantables figurent dans Tobie 12:9 : "L'aumône sauve de la mort, et elle purifie de tout péché. Ceux qui font l'aumône sont rassasiés de jours." Il y en a également dans Judith 10:11-13 et dans Baruch 3:4.
Du poison dans la source d'eau vive
La Parole écrite de Dieu est une source d'eau vive absolument pure. Il n'y a pas de place en elle pour les fables trompeuses, les mensonges, les fausses doctrines. En y ajoutant d'autres écrits entachés de fausses doctrines, l'Eglise catholique montre qu'elle ne tient pas la Parole de Dieu pour un absolu dont l'intégrité doit être scrupuleusement respectée ; en fait cette Eglise est attachée par-dessus tout à sa propre tradition. Ces écrits ajoutés à la Bible et officialisés par le Concile de Trente en 1546 constituent une falsification de l'histoire. Ils affaiblissent la cohérence interne des Saintes Ecritures.
En introduisant ces écrits apocryphes dans le canon catholique, la hiérarchie romaine a largement miné la confiance des lecteurs en l'œuvre du Saint-Esprit qui illumine Sa Parole divine. La présence de faussetés d'origines humaines incorporées à la Parole écrite de Dieu a pour effet d'annuler cette Parole.
Un chrétien authentique a le désir de se nourrir de la pure Parole de Dieu, afin de croître et d'être fortifié dans la connaissance de son Seigneur et Sauveur. L'Apôtre Pierre nous dit : "Désirez comme des enfants nouveaux-nés le lait pur de la Parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon" (1 Pierre 2:2-3). Ce lait de la Parole ne doit jamais être frelaté, contaminé par des mélanges faits de main d'homme. "La loi de l'Eternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Eternel est véridique, il rend sage le simple. Les ordres de l'Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Eternel est limpide, il éclaire les yeux" (Psaume 19:8-9). La Parole de l'Eternel est parfaite : d'un bout à l'autre, elle est à la hauteur du but dans lequel elle a été donnée. Par le Saint-Esprit, cette Parole nous montre notre état de péché et de misère sans Dieu, et la nécessité vitale pour chacun de nous de nous tourner vers Lui. Le témoignage du Seigneur est certain, et sa vérité est inviolable. Ceux qui l'accueillent avec humilité et simplicité sont rendus sages dès maintenant et pour l'éternité.

Notes :

1. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 958. Centurion / Cerf / Fleurus-Mame / Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998. Toute autre citation du Catéchisme Catholique dans cet article est tirée du même ouvrage.
2. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 120.
On ne sait pas exactement jusqu'à quel point Augustin cautionnait les Apocryphes. Le fait de les avoir appelés "Deutérocanoniques" peut signifier qu'il en approuvait la lecture dans l'Eglise sans toutefois les considérer comme canoniques.
3. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 958.
4. Constitution Pastorale "Gaudium et Spes", Section 17
http ://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_cons_19651207_gaudium-et-spes_fr.html
5. Voir Introduction aux Livres des Maccabées, Bible de Jérusalem (Editions du Cerf, Paris, 1961) p. 540 : "Le livre est important par les affirmations qu'il contient sur la résurrection des morts ... les sanctions d'outre-tombe... la prière pour les défunts... le mérite des martyrs... l'intercession des saints... Ces enseignements, portant sur des points que les autres écrits de l'Ancien Testament laissaient incertains, justifient l'autorité que l'Eglise lui a reconnue".
Extraits d'un article de Richard Bennett

source : http://www.bereanbeacon.org/languages/francais.htm
Source de vie
(Source de vie - Disclaimer) ajoutée le 2006-06-26


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Bible: Que penser des livres apocryphes ou "deutérocanoniques"? -

La Bible comprend l'Ancien et le Nouveau Testament.
Dieu a révélé le premier aux Juifs, et le second aux Chrétiens ; l'ensemble constitue la révélation de Dieu à l'homme.
L'ANCIEN TESTAMENT comprend 39 livres
LE NOUVEAU TESTAMENT comprend 27 livres.
Si toutes les traductions françaises de la Bible contiennent 27 livres dans le Nouveau Testament, nous devons signaler que certaines traductions comportent 46 livres dans l'Ancien Testament au lieu de 39. Pourquoi ?
CERTITUDE DU CANON JUIF
Un écrivain inspiré tel que l'apôtre Paul reconnaît que les oracles de l'Ancien Testament ont été confiés aux Juifs (Romains 3 v. 2), c'est donc vers eux que nous devons nous tourner pour connaître les Écrits révélés par Dieu à son peuple.
Une simple consultation des textes hébraïques ou des versions juives (par exemple celle du Rabbinat français) nous montre que les Juifs acceptent 39 livres comme inspirés.
La position de la communauté Juive n'a jamais changé et nous prendrons à témoin l'historien Josèphe qui affirme que le nombre de livres tenus pour divins par les Juifs sont au nombre de 22 et qui repousse les autres livres, écrits depuis Artaxerxès, comme n'ayant qu'une autorité humaine. Or c'est le cas de ces livres qui ont été ajoutés à l'Ancien Testament, après que le dernier prophète, Malachie, ait écrit son livre.
D'OÙ VIENNENT LES APOCRYPHES?
On a appelé Apocryphes, c'est-à-dire, cachés, douteux, ces livres dont les Juifs ont toujours nié l'inspiration et qui se trouvent actuellement dans certaines versions de la Bible. Quoique compris sous un même nom, ils n'ont presque rien de commun entre eux : ils diffèrent non seulement par le sujet et par la forme mais encore par le pays d'où ils proviennent (Palestine, Égypte) et par la langue originale (Hébreu, Araméen, Grec).
Au troisième siècle avant notre ère, la langue grecque était la plus répandue. Ptolémée Philadelphe, pour garnir son impressionnante bibliothèque, demanda la traduction des écrits religieux juifs. C'est ainsi qu'apparut la version des « Septante », traduction grecque des écrits inspirés juifs, auxquels furent ajoutées diverses narrations profanes.
Le Nouveau Testament, écrit en grec, se réfère souvent aux écrits de l'Ancien Testament, et cite celui-ci dans la traduction grecque de la version des « Septante », mais jamais les « apocryphes » ne sont cités ni par notre Seigneur Jésus-Christ ni par aucun des auteurs inspirés.
Au quatrième siècle, la langue commune est le latin. C'est ainsi que Jérôme, secrétaire du pape, est chargé de traduire la Bible dans la langue de Virgile. Après avoir traduit le Nouveau Testament, il essaie, selon les ordres reçus, de traduire l'Ancien à partir de la version des « Septante » qui contient précisément les apocryphes. Jérôme est un homme de grand savoir, un « Père de l'Église », aussi son avis sur la question des apocryphes est-il fondamental. Il confesse que s'il a traduit ces fables, ce n'est que pour se prêter aux préjugés du peuple; mais qu'il les a marqués d'un style « afin, en quelque sorte, de les égorger ».
nous pourrions donner le témoignage d'ecclésiastiques aussi connus que : Eusèbe, Origène, Hilaire de Poitiers, Athanase, Cyrille de Jérusalem, Épiphane, Grégoire de Naziance, Rufin, Augustin et beaucoup d'autres évêques et docteurs qui affirment que les apocryphes ne sont pas les oracles de Dieu. C'est finalement Augustin qui fit admettre les apocryphes aux Conciles d'Hippone et de Carthage mais seulement comme livres qui pourraient être lus et cités.
Au seizième siècle, au concile de Trente (1546 - 1563), les autorités ecclésiastiques réunies ratifièrent l'exclusivité de la Vulgate comme version officielle de l'Église romaine; mais elles prirent soin, au préalable, de supprimer la note d'introduction de Jérôme au sujet des apocryphes, qui furent alors portés au bénéfice d'une prétendue inspiration divine: ils devinrent les livres « deutérocanoniques » (deuxième canon). voici un extrait du prologue de Jérôme qui a été supprimé : « tout ouvrage qui ne figure pas parmi les 24 livres (Initialement on en comptait 22 ou 24 mais il s'agit toujours des mêmes écrits regroupés de façon différente. Par exemple, les douze « petits prophètes » ne comptaient que pour un livre dans les anciennes éditions.) de la Bible hébraïque, doit être considéré comme apocryphe, c'est-à-dire non canonique. »
Jusqu'au vingtième siècle, toutes les traductions catholiques ont été faites sur la Vulgate, ce qui explique que ces traductions contiennent 46 livres dans l'Ancien Testament, au lieu de 39.
LISTE DES APOCRYPHES SE TROUVANT DANS CERTAINES EDITIONS
Le Concile de Trente n'a pas pu accepter la totalité des apocryphes de la Septante; il en a fait une sélection dont nous donnons la liste ici:
- Le livre de Tobie (ou Tobit)
- Le livre de Judith
- Le livre de la sagesse
- Le livre du siracide (ou l'Ecclésiastique)
- Le livre de Baruch (y compris La lettre de Jérémie)
- Le premier livre des Macchabées
- Le second livre des Macchabées
- Les suppléments grecs d'Esther
- Les suppléments grecs de Daniel: Le cantique des 3 jeunes Hébreux + L'histoire de Suzanne + L'histoire de Bel et le Dragon

LES APOCRYPHES SONT INACCEPTABLES
voici quelques raisons qui nous montrent que les apocryphes ne peuvent être acceptés comme la Parole de Dieu:
1) Les Juifs, dépositaires des oracles divins, ne les ont jamais acceptés.
2) Ni Jésus-Christ, ni ses apôtres ne s'y sont jamais référés.
3) ils n'ont jamais été acceptés par l'Église primitive.
4) Jérôme, le traducteur de la Vulgate, a eu soin de mettre en garde contre ces écrits non inspirés qui figurent dans sa traduction. Il écrit: « J'ai cédé à votre demande, ou plutôt à votre persécution, traduisant plutôt d'après le sens que mot à mot. »
5) Il faut attendre l'an 1546, donc environ 1700 ans après leur rédaction, pour que ces livres soient reconnus comme inspirés.
6) Malachie, le dernier prophète de l'Ancien Testament nous renvoie directement à Jean-Baptiste pour la suite de la révélation (Malachie 4 v. 4-6; Matthieu 11 v. 13-16) ce qui est d'ailleurs confirmé par les apocryphes eux-mêmes. (1 Macc. 9 v. 27)
7) Les écrivains des apocryphes ne se présentent pas comme inspirés mais comme des écrivains ordinaires (1 Macc. 4 v. 46; 2 Macc. 2 v. 19-32; 15 v. 37-39)
8) Ces livres contiennent des doctrines qui sont opposées à celles des livres inspirés:
8.1. l'efficacité des prières pour le salut des morts (2 Macc 12 v. 43-46 comparer avec Luc 16 v. 17-31)
8.2. la justification par des oeuvres de la loi (Tobie 12 v. 9 ; Ecclés. 35 v. 2-4 comparer Galates 2 v. 16; Ephésiens 2 v. 8-10, Romains 3 v. 20, 24)
8.3. La perfection sans péché (Sagesse 8 v: 19-20 comparer Psaume 51 v. 5; Romains 5 v. 12)
8.4. le suicide est justifié et raconté avec des détails fabuleux (2 Macc 14:41-46 comparer Exode 20:13)
9) ces livres contiennent des fables et des faits contraires au sobre bon sens (2 Macc 1 v. 19-22; 2 v. 4-7)
10) ces livres contiennent de très nombreuses contradictions historiques :
- Alexandre partage de son vivant son royaume à ses gén

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Publié le 12/04/2007 à 12:00 par reservation777
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